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| 1970 |
| J’ai 16 ans. Pour des
raisons de santé, je dois interrompre mes
études. Un an de convalescence. Durant
cette période, j’éprouve le
besoin de dessiner et travaille avec un ancien
prof. de dessin qui m’initie à la
peinture. Cette année “sabbatique”
est déterminante. Je décide de ne
pas reprendre le cours normal de mes études
et présente le concours d’entrée
aux Arts Décoratifs de Nice, que je réussis. |
| Ce qu’on peut
en retenir > Très tôt,
depuis 1967, j’ai été fortement
attiré par ce que l’on appellera
par la suite « la contre-culture ».
Exceptée la littérature, mes connaissances
plastiques et culturelles me viennent, pour l’essentiel,
de ma famille. Elles sont classiques et s’arrêtent
aux impressionnistes et au début des modernes.
Les Arts Décoratifs me font découvrir
l’art contemporain : École de Nice,
Fluxus, Support surface… |
| 1973 |
| Je quitte les Arts Décoratifs
et pars avec un groupe de rock rencontré
à Nice, dont le chanteur est également
élève aux Arts Décoratifs.
Avec un peu de matériel et beaucoup d’illusions
et d’enthousiasme, nous faisons quelques
concerts. Mon rôle, aux côtés
d’un ami qui veut devenir photographe, lui
aussi rencontré aux Arts Décoratifs,
est de promouvoir et mettre en scène le
groupe : affiche, photos, light show…Catastrophique
sur le plan artistique, cette expérience
est néanmoins « enrichissante »
sur le plan humain. L’aventure finira logiquement
en eau de boudin. |
| Ce qu’on peut
en retenir > Techniquement, cette
période m’a permis de m’initier
à la photographie, au son et à la
lumière, à la projection d’images.
J’ai également abordé, pour
la première fois, les problèmes
d’élaboration et de gestion d’un
projet artistique en groupe… |
| 1974 |
| Je réalise deux pochettes
de disque pour des groupes rencontrés aux
studios d’enregistrement de la Fontonne
à Antibes, ainsi que quelques travaux graphiques
commerciaux (bars, restaurants) et personnels.
Je complète ma formation photographique
chez un “tireur couleur à façon”
cannois. Il s’agit d’une formation
plutôt théorique sur la photo couleur
et le photomontage photographique. |
| 1975 |
| Je suis engagé, pour
une saison, comme assistant décorateur
au Palm Beach de Cannes. Mes missions sont multiples
: surveiller, contrôler et entretenir l’image
de marque du Casino, réaliser les diverses
publications qu’il édite, monter
et mettre en place un spectacle tous les dix jours. |
| Ce qu’on peut
en retenir > J’ai un très
bon souvenir de cette période. C’est
mon premier job professionnel avec un ancien décorateur,
René Louvat, qui a préalablement
mené sa carrière à Paris,
puis à Londres. Son parcours lui a permis
de connaitre la période Cocteau, Prévert…
et de cotoyer des personnages célèbres
de cette époque, que j’ai parfois
pu rencontrer lors de déjeuners au bord
de la piscine du Beach. Malgré notre écart
d’âge et nos divergences de styles,
j’ai été fortement influencé
par cette expérience. René louvat
était un vrai professionnel qui, outre
son talent et son expérience, savait entretenir
au sein du Palm Beach un excellent climat de travail
malgré toutes les urgences et les contraintes,
une atmosphère élégante et
créative ainsi que de bonnes relations
humaines. Techniquement, j’apprends alors
ce que représente concrètement une
véritable image de marque « haut
de gamme », l’importance de son suivi
et de son contrôle permanent. Durant cette
période, je travaille comme photographe
au Midem et au Mip tv. |
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